De l’importance de l’écart
L’avenir politique de Ségolène Royal, ainsi que celui et de François Bayrou, dépend de l’écart entre le gagnant et le perdant.
A 48% ou plus, Ségolène s’en sort avec les honneurs de la guerre et peut légitimement revendiquer le leadership du Parti Socialiste pour les législatives. Avec ce score, Bayrou aurait quelques chances de nouer une alliance formelle avec le PS, qui lui permettrait d’obtenir une présence parlementaire.
A moins de 45%, plusieurs factions socialistes vont énergétiquement et bruyamment chercher à reprendre le contrôle du Parti Socialiste et à reléguer Mme Royale au second plan ainsi que d’empêcher toute alliance avec François Bayrou.
Entre 45 et 48%, le jeu reste ouvert. Il faut s’attendre à des critiques virulentes de Mme Royale de la part de ses opposants traditionnels. De son coté, Mme Royale va chercher à valoriser son résultat, en affirmant qu’il est comparable à celui de Lionel Jospin au second tour (47.5%). Mais sa position sera moins forte que dans la première hypothèse et pour rester au premier plan, elle devra faire des compromis, ce qui a toujours été étranger à sa nature et à son modus operandi. Dans cette situation, l’alliance formelle avec François Bayrou est difficilement envisageable.
Labels: Bayrou, France, Parti Socialiste, Ségolène Royal


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